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Conférence 6

"LES FEMMES EN FRANC-MAÇONNERIE, MIXITÉ OU MONOGENRE ?"
par Brigitte Castella - Modérateur Dany Aubanel (GLFF)

castella Brigitte Castella est diplômée en Sciences de l’Education, elle a fait paraître chez DETRAD en 2009, la 1ère étude sur la mixité maçonnique, s’interrogeant sur ce qu’elle génère au sein de nos temples en terme de sociabilité particulière et de processus initiatique.

Son ouvrage a reçu en 2011 le prix du Salon Maçonnique du Livre de Paris, décerné par l’Institut Maçonnique de France, dans la catégorie Essais.

Elle présentera et animera la conférence intitulée : "Les femmes en Franc-Maçonnerie, mixité ou mono genre ?"

livre-castella DE LA MIXITÉ EN FRANC-MAÇONNERIE
de Brigitte Castella

Ce premier tome d’une fresque qui s’étendra de 1475, création de la corporation des maçons d’Edinburgh, à 1804, naissance du Rite Ecossais Ancien et Accepté tel que nous le connaissons, s’arrête en 1743, avec la publication du Règlement pour les Loges du Royaume de France signé par le Substitut du Duc d’Antin.

C’est une vision nouvelle de notre histoire écossaise, qui se veut rigoureusement fondée sur des documents historiques, mais qui met en valeur la signification parfois inattendue de documents laissés de côté par l’histoire officielle.

Ainsi sont analysées les traditions de franc-maçonneries non-opératives déjà bien actives à la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème, au point qu’elles connaissaient déjà un degré de maître alors que la Grande Loge de Londres ne connaissait que deux degrés en 1723.

L’évènement de 1717 est réétudié à la lumière de l’histoire et d’une meilleure connaissance des intervenants. Par exemple la lecture des sermons du Révérend J. Anderson apporte des lumières nouvelles sur le personnage.

Enfin la coexistence de deux rameaux de la franc-maçonnerie en France jusqu’à l’intervention politique anglaise auprès du Cardinal de Fleury est bien mise en évidence par les textes, qui montrent qu’en 1737 la franc-maçonnerie du Grand Maître Jacobite des Loges du Royaume de France, le Comte Charles de Derwentwater, connait trois degrés symboliques et deux degrés écossais, alors que celle de son successeur le Duc d’Antin, initié par le Duc de Richmond, passé Grand Maître de la Grande Loge de Londres, ne reconnait que deux degrés symboliques.

La particularité essentielle de cette œuvre est qu’outre l’argumentaire historique, elle rassemble tous les documents et manuscrits essentiels à sa compréhension, dans leur version originale, avec le cas échéant une traduction en français par l’auteur, ce qui devrait en faire une bible pour ceux qui n’ont pas accès aux archives Britanniques.