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Voyage Écosse 2012

Compte rendu

Du 10 au 15 avril 2012, un groupe de 40 personnes formé autour de l’IMF Provence s’est rendu en Ecosse pour un voyage qui a allié amitié, fraternité, culture, loisir et détente.

A l’arrivée le 1er jour, c’est par un tour panoramique d’Edimbourg qui est l'une des villes les plus fascinantes du monde, que nous avons commencé. Personne ne résiste au charme de ses voûtes et de ses ruelles, de son cadre spectaculaire, de son richissime patrimoine architectural et de sa vigueur culturelle. Nous avons eu le plaisir d’y découvrir le quartier médiéval et le château qui domine la ville du haut de ses 120 mètres, le Royal Mile, la cathédrale Saint-Gilles, la nouvelle ville et ses maisons géorgiennes du XVIIème siècle, les hôtels particuliers aux façades néo-classiques, Charlotte Square. Et c’est plus précisément à la visite de la cathédrale Saint-Gilles située sur le Royal Mile que cette fin d’après midi fut consacrée. Saint Gilles est un édifice du XVIIème siècle considéré comme l'église mère du Presbytérianisme.

Puis le 2ème jour c’est au Château d’Edimbourg qui domine le centre-ville que nous nous sommes attaqués. Il coiffe le sommet d'un volcan éteint transformé par l'érosion glaciaire en un piton abrupt avec trois faces presque verticales. Jouant un rôle central dans l'histoire écossaise, il a souvent changé de mains au fil des siècles et des luttes entre Écossais et Anglais. Le château, délaissé depuis le milieu du XVIIIème siècle, devait retrouver au siècle suivant son statut de symbole de l'Écosse, en grande partie grâce aux écrits de sir Walter Scott. C’est là qu’est exposée la Pierre de Scone ou Pierre de la destinée.
Le clou du spectacle de cette deuxième jour fut évidemment a réception à de la Grand Lodge of Scotland, avec une visite guidée menée par le maître des lieux, le Curateur de la Grande Loge d’Ecosse, Bob Cooper lui-même ! Et c’est après 2 heures passées à écouter l’histoire de la maçonnerie en Ecosse, que Robert Guinot eut le plaisir de remettre à Robert Cooper, la médaille de La Triple Union de Marseille. Enfin, comme en pèlerinage, nous nous sommes rendus à quelques mètres de là à la Loge Mary’s Chapel n°1.
Enfin pour clore une journée riche en émotions et avant un diner convivial c’est dans la National Gallery of Scotland que nous avons pu flâner. Ouverte en 1859, elle renferme une collection des plus impressionnantes d’artistes européens et d’œuvres du Moyen-âge à nos jours, avec d’étonnants tableaux de Monet, Van Gogh, Raphaël, Titien, Cézanne et Rembrandt, ainsi que la spectaculaire sculpture de Canova intitulée Les Trois Grâces ou encore une myriade de chefs-d’œuvre écossais.

Le 3ème jour fut consacré à la découverte de la Région des Borders, située au sud de l'Écosse entre Édimbourg et l'Angleterre, elle est imprégnée d'histoire, car cette région a longtemps constitué une zone tampon entre les deux pays et a été pendant des siècles le décor de conflits entre les Anglais et les Écossais. Les collines et champs fertiles un décor reposant et calme. Les villes et villages marqués par l’industrie du textile qui jalonnent le parcours sont autant d'escales agréables, dont la diversité et la beauté en valent le détour. Là fort de l’instruction de Bob Cooper auteur du "Rosslyn hoax", et après de brillants exposés de nos conférenciers personnels, nous avons visité de la Chapelle de Rosslyn, célèbre dans le monde entier pour la beauté de ses sculptures et son aura de mystère Danbrowniens. Construite par William St. Clair en 1446, ses sculptures sont infinies en variété et emplies de symboles. De nombreuses histoires issues de la bible sont dépeintes ainsi que de fréquentes références.
Puis ce fut au tour de l’Abbaye de Melrose fondée elle en 1136 par des moines cisterciens à la demande du roi David Ier, roi d’Écosse. Aujourd’hui l’Abbaye est sous la tutelle de l’organisme Historic Scotland. Si une partie importante de l’abbaye est désormais en ruines, cependant une partie datant de 1590 est toujours debout et est devenu un musée ouvert au public.
Et enfin nous avons conclu notre périple par l’Abbaye de Kelso construite au XIIème siècle par une communauté de moines de l'Ordre de Tiron en France, qui s'étaient établis auparavant à l'abbaye voisine de Selkirk, et à qui on doit également Kilwinning.

Quatrième jour :visite du Palais de Holyrood, à l’origine un monastère fondé par David Ier d'Écosse en 1128, qui servit comme résidence principale des rois et reines d’Écosse depuis le XVème siècle ainsi qu'à la Queen Elizabeth II, lors de ses séjours en Écosse.
Le tout s’est prolongé par l’attraction Mary King’s Close, au cœur des rues les plus dynamiques d'Edimbourg, animée par les commerçants qui vendaient leurs marchandises à des résidents de la Vieille Ville. Avec un guide costumé, nous avons parcouru un circuit permettant d'explorer ce site souterrain, en entendant des histoires fascinantes sur les mystères, les fantômes et les meurtres de la ville d'Edimbourg au XVIIème siècle.
Au sortir et pour l’anecdote, quelle ne fut pas la surprise du responsable de la boutique Victoria Regalia, spécialiste en décors maçonnique de voir entrer chez lui cette horde de Gaulois méditerranéens, dont certaines même, étaient femmes et franc-maçons ! A son invitation nous pûmes visiter le Temple de la Loge Aquila Romana, loge historique des médecins et chirurgiens Ecossais dont fit partie Flemming, et qui travaille avec des rituels en latin.

Jour 5 : Visite de l’Abbaye de Dunfermline. Bien longtemps avant Edimbourg, le Royaume de Fife était en Ecosse, le centre d’un pouvoir séculier et religieux. Dunfermline était la forteresse des Rois Celtes et sur le domaine de son Abbaye – la splendide « Westminster du Nord » - sont enterrés vingt-deux rois, reines, princes et princesses. Robert le Bruce lui-même repose directement au-dessous de la chaine de chêne sculptée, mais pour nous le plus important était la tombe de William Shaw auteurs des statuts de 1598 et 1599, Maîtres des Travaux et des maçons du Roi.
Puis visite du Château de Stirling considéré comme l’un des plus grands et des plus importants châteaux d’Ecosse, et même d’Europe occidentale, tant du point de vue historique qu’architectural. Erigé sur la the castel hill, un crag volcanique, il est entouré sur trois côtés par des falaises à pic, ce qui le rendait facile à défendre. Cette caractéristique, ainsi que sa position stratégique, a fait de lui une importante place forte dès l’origine. Le château est classé monument national.
Enfin visite d’Hopetoun House, impressionnant Château géorgien du XVIIIème siècle est toujours habité par le quatrième marquis de Linlithgow. A noter l’escalier principal est embelli par des sculptures qui attirent l'œil vers la coupole peinte, unique témoin de l'art décoratif de l'époque baroque. Les extensions et la façade, construites ultérieurement, sont l'œuvre de William Adam, et furent achevées par son fils John. L'aspect grandiose et solennel des appartements d'apparat est complété par un mobilier d'origine, de magnifiques plafonds et une remarquable collection d'art. La terrasse du toit offre de belles vues sur les jardins et l'estuaire du Forth. Une intéressante exposition traite des architectes et des artisans qui ont participé à la réalisation de Hopetoun.
C’est rempli de bonheur, la tête pleine de souvenirs et de beaux sentiments que nous nous sommes envolés vers les rives de la Méditerranée, quittant Caledonia pour Massilia, voire même vers Kaliste pour deux d’entre nous. Si ce voyage fut une première, il est à noter que quasiment toutes les obédiences présentes en Provence y étaient représentées, et que ce n’est pas un vain mot que d’insister sur la notion d’échanges et de partages qui en est ressorti. Ce voyage en appelle donc d’autres et l’IMF Provence travaille déjà en vue de 2013, pour se rendre peut être vers le ou les berceaux de l’Ancien et du nouveau Testament… Mais cela est une autre histoire…

Dominique Sappia.

Photos

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